06.12.2011

Green IT - La technologie au service du mieux-vivre des seniors - Rendre plus efficace l'aide aux sociétés innovantes

 

Aider les sociétés du monde Hi Tech à construire leur stratégie, définir les plans qui permettent de l’exécuter ou d’en améliorer les résultats et la lisibilité, au besoin contribuer à leur mise en œuvre.

 

 

 

 

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

 

 

 

 

Dans cette note, je voudrais aborder trois thèmes :

 

-          L’offre de Gouvernance du Green IT dont je suis l’un des acteurs, et ses suites ;

 

-          Une mise à jour des services destinés à favoriser le mieux-vivre des seniors.

 

-          Le soutien aux jeunes sociétés innovantes.

 

 

 

Gouvernance de la valeur verte IT

 

 

 

Ce titre est alambiqué. Il faudra peut-être trouver mieux !

 

Mais il l’est parce qu’il désigne une réalité complexe :

 

-          Quand on pense IT vert, ou IT soutenable, on pense évidemment aux économies d’énergie : dans les data center, dans la politique de fermeture des PC non utilisés….

 

-          Mais le concept va plus loin : faut-il par exemple changer de PC tous les trois ans, parce que le duopole Intel – Microsoft veut mettre sur le marché, l’un des processeurs plus puissants, l’autre de nouvelles versions plus consommatrices d’espace disque ? Lorsqu’il y a de véritables améliorations, peut-être, mais est-ce toujours le cas ? Faut-il « google-iser » à tout bout de champ, alors que une requête de ce type met en branle de nombreux équipements, dans le réseau, dans les data centers, au prix d’une consommation d’énergie qui, pour être invisible, n’est pas moins spectaculaire.

 

-          L’IT vert, c’est aussi la refonte de certains processus de travail de l’entreprise, ou des interactions entre celle-ci et ses partenaires, clients, fournisseurs. La visioconférence, dès lors qu’elle fonctionne bien, économise des déplacements et réduit l’empreinte carbone. Les réseaux de transport d’énergie peuvent être rendus intelligents, ce qui aidera à ajuster rapidement la production d’énergie à la demande, voire à agir sur cette dernière. Bref, à côté de la Green IT, il y a l’IT for Green.

 

 

 

De plus, il faut s’attarder sur le mot « Gouvernance ». Ce concept a fait son chemin pour le SI dans son ensemble. Mais il s’applique aussi au Green ! Il s’agit de définir des objectifs soit de réduction de l’empreinte carbone directe, soit de transformation des processus opératoires concourant à la consommation énergétique, de mesurer l’atteinte de ceux-ci, d’analyser les écarts et de définir les actions correctives, de mettre ces efforts en visibilité et d’y associer les collaborateurs et les différents services de l’entreprise.

 

Et si l’entreprise s’est déjà dotée d’un système de gouvernance de son SI, le mieux est alors d’y intégrer la partie Pilotage du Green IT.

 

 

 

Cet axe de travail, que pour ce qui me concerne j’ai organisé avec un cabinet conseil partenaire, commence à déboucher. Plusieurs missions ont démarré.

 

Il est évident que la méthodologie suivie doit être rigoureuse et complète. Les impacts des actions menées ne sont pas toujours évidents, si l’on veut bien considérer la totalité des impacts. De plus, la mise au point de références normatives (telles que les normes ISO 14000 et 26000) est récente. L’arrivée de ces normes témoigne de l’actualité de la démarche, elle en renforce l’urgence, elle fournit un cadre à la méthodologie du conseil, mais elle ne livre pas le contenu de la démarche, qui, à mon avis doit être bien adapté à chaque contexte pour ne pas être vécu comme une gêne ou comme une redite de ce qui a déjà été entamé, en particulier par les opérationnels.

 

La démarche qu’avec mon partenaire je préconise insiste donc tout autant sur le fait de livrer rapidement des résultats. Il est faux d’imaginer que le conseil en Gouvernance du Green IT doit forcément donner lieu à de longues missions compliquées. Il est tout aussi faux de penser que ces missions doivent partir de zéro, alors que bien souvent les opérationnels de l’entreprise ont déjà pris des initiatives, qu’il faut mettre en valeur, dont il faut mesurer l’impact, qu’il faut prolonger par un programme d’amélioration progressive.

 

 

 

Néanmoins, des pistes concrètes apparaissent aujourd’hui. D’une part, les directions (DSI, DG) commencent à être sensibilisées, du fait de l’arrivée à échéance des obligations légales, du fait de l’apparition de normes, enfin de l’introduction de ces notions dans certains marchés.

 

De plus, pour les DSI soucieuses de gouvernance, et de pilotage du SI sur la durée, le fait d’introduire l’observation de la valeur verte de l’IT dans leur système de management, va finalement assez de soi. Par ailleurs, alors que nombre de sociétés revoient l’organisation de leur Data Centers, les consolident, ou bien font évoluer leur relation avec leur infogérant, la prise en compte de la facture énergétique s’impose, même dans une vision purement économique – d’autant que tout le monde sait bien que, au-delà de la crise économique actuelle, l’énergie coûtera de plus en plus cher. Enfin, les responsables de communication sentent bien que l’ « image verte » de l’entreprise est désormais un des éléments sur lesquels le public la juge, ils veulent des données justifiées qui puissent trouver leur place dans les rapports annuels par exemple.

 

Ces constats sont autant de leviers des partenariats que nous mettons en œuvre et qui conduisent à des missions efficaces.

 

 

 

 

 

eSanté et mieux-vivre des seniors

 

 

 

Peu à peu, un cadre se met en place pour le développement de la eSanté.

 

La mise au point des règles destinées à garantir l’interopérabilité des applications, comme de celles permettant le développement du DMP, à l’initiative de l’ASIP Santé, en donnent des exemples.

 

 

 

Le récent Salon des Services à la Personne, tenu à Paris du 1 au 3 décembre 2011, illustre aussi cette évolution.

 

Au sein de ce salon, la « Maison du futur » présentait de très nombreux produits et applications. Parmi ceux-ci, la présentation d’UBIQUIET, avec son « compagnon communicant » a été remarquée. Un objet simple d’emploi (pas de clavier, pas d’écran), au design épuré, mais porteur de nombreux services : développement du lien social, coordination des aidants professionnels, animation et entraînement cérébral ludique, sécurité et détection d’incidents de vie … Cet objet est lui-même connecté à un centre serveur, qui gère les transferts de message, les répertoires, les données issues de capteurs d’incidents, et auquel un portail est adossé afin de permettre aux aidants naturels et à différents acteurs de configurer les services utilisés par leurs proches, à créer des contenus …

 

Après une phase d’expérimentations menée tant en maisons de retraite qu’auprès du grand public, arrive pour ce produit et les services associés l’heure de la diffusion opérationnelle, prévue dans les premières semaines de 2012. Plusieurs contrats industriels sont en cours de finalisation.

 

 

 

Première étape logique, le marché Français, mais l’Europe s’intéresse à l’amélioration des conditions  de vie des personnes âgées et à la qualification des aidants professionnels, on peut donc s’attendre à de nouveaux développements.

 

 

 

Le « compagnon communicant » (dénommé « Li1 ») développé par UBIQUIET n’est pas à proprement parler un élément de Télémédecine, même s’il peut à terme y contribuer. Mais il permet de susciter une réflexion de portée plus large.

 

En effet, les réactions favorables enregistrées au Salon des Services à la Personne témoignent aussi, plus généralement, de la pertinence d’un modèle où l’offre technologique innovante soutient la création de services, au lieu de prétendre s’y substituer. Ainsi, dans les maisons de retraite, le Li1 servira de support aux ateliers  organisés par les animateurs, en renouvelant la nature des activités et en favorisant l’attention des résidents. A domicile, il permettra l’essor de services de proximité, en liaison avec les Collectivités locales et leurs services d’aide sociale, et donc favorisera l’emploi local – le tout sans alourdissement de la charge financière pesant sur les départements puisqu’il s’agit essentiellement de redéploiement de prestations et de meilleure coordination.

 

 

 

Aux côtés des sociétés innovantes

 

 

 

Le développement de sociétés innovantes reste problématique en France. Il ne manque pourtant pas de créateurs, il est probable qu’il n’y a jamais eu autant de projets.

 

Pourtant, si l’on mesure le succès du « modèle » à des critères simples, le bilan reste assez médiocre :

 

-          Il y a certes de brillants succès, mais une partie des sociétés ayant bénéficié d’aides financières à l’amorçage, peine à franchir le premier obstacle : un chiffre d’affaires significatif, des résultats permettant de financer à la fois l’activité courante et des investissements de R&D, au moins 20 emplois durables créés. Beaucoup subsistent, tant mieux, mais sans percer réellement.

 

-          Les PME qui ont atteint un palier ultérieur de développement se heurtent souvent aux conséquences négatives d’un mode de financement qui privilégie les plus-values des actionnaires à court terme … au moment où, précisément, elles auraient besoin de vision à long terme, pouvant les transformer en Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI).

 

 

 

La France fait ainsi figure de parent pauvre de l’innovation, en comparaison des Etats-Unis, de l’Allemagne avec ses nombreuses ETI fortement exportatrices, voire d’Israël. Alors qu’en amont, la recherche française reste très productive. Pour améliorer cette situation, quatre leviers  me paraissent indispensables :

 

-          Il faut concentrer le Crédit Impôt Recherche (CIR) sur les seules PME. Les plafonds actuels sont trop hauts, de plus l’assiette est décomptée entreprise par entreprise, ce qui permet à un grand groupe de consolider des CIR en éparpillant sa recherche dans plusieurs filiales.

 

-          Il faut créer un mécanisme puissant de financement des TPE, PME et ETI, qui ne raisonne pas qu’à court terme, ce qui implique son caractère public et en même temps sa décentralisation pour l’analyse des dossiers. Les bases d’un tel mécanisme existent en réalité, si l’on songe à OSEO, au FSI, aux Fonds d’intervention régionaux (par exemple, celui géré par Scientipôle Initiative en Ile de France), aux actions de la Caisse des Dépôts… Il faut en renforcer les moyens et voir loin.

 

-          Il faut doubler les systèmes d’aide à l’amorçage par des moyens consacrés à l’aide pratique au développement : coaching des dirigeants, financement de missions de conseil et d’appui au développement commercial… Souvent, en effet, la ligne de départ entre le succès et la stagnation, pour une TPE innovante, est mince, quelques conseils et quelques coups de main judicieux peuvent la faire franchir dans le bon sens, pour des coûts faibles.

 

-          Il faut une fois pour toutes fortement améliorer les relations entre les laboratoires publics de recherche et les entreprises, en promouvant et en facilitant l’exploitation des brevets, et l’embauche de jeunes diplômés ayant bénéficié d’une première expérience en labo.

 

 

Il faut souhaiter que, dans la période de débats politiques qui s’ouvre en France (et sous peu en Allemagne), ce sujet si important pour l’avenir prenne la place qu'il mérite.

16.06.2011

Informatique en nuage - Gouvernance du Green IT - Sécurité Informatique - Très haut débit et nouveaux services

 

16 juin  2011

 

 

 

Aider les sociétés du monde Hi Tech à construire leur stratégie, définir les plans qui permettent de l’exécuter ou d’en améliorer les résultats et la lisibilité, au besoin contribuer à leur mise en oeuvre.

 

 

 

 

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

 

 

Dans cette note, je voudrais aborder plusieurs thèmes, au croisement de l’informatique et des Telecoms :

 

-          Le Cloud (informatique en nuage)

 

-          Le Green IT (plus difficile à traduire en français : il s’agit à la fois de l’informatique éco-responsable, et de l’utilisation de l’informatique et des Telecoms pour réduire l’empreinte énergétique de nos activités)

 

-          La sécurité informatique

 

-          Des applications innovantes du très haut débit, et leur enjeu, là encore, en terme d’économies énergétiques.

 

 

 

L’informatique en nuage :

 

 

 

Au départ, l’informatique en nuage apparaît, à bien des titres, comme un nouveau mot utilisé pour désigner de vieilles réalités. Le recours à des applications en mode SaaS ne date pas d’hier, même si c’est le buzz fait autour du fameux Cloud qui en fait désormais le succès grandissant.

 

En somme, le concept de nuage relève, du moins à des débuts, d’initiatives marketing venant d’acteurs de renom, tels Amazon ou Google. Cependant, le champ couvert s’est très vite élargi, d’une part à la location d’infrastructures (de stockage, de puissance de calcul…), et d’autre part à une vague de nouvelles applications métiers. Le nuage s’est aussi démultiplié, on distingue le « Cloud privé » qui consiste en fait pour une compagnie à s’appuyer sur un ou plusieurs hébergeurs pour abriter son informatique, le « Cloud public » où l’on vient chercher à la demande une infrastructure dont on n’a pas forcément besoin en tout temps – par exemple pour exécuter des calculs complexes non répétitifs -, ou bien où l’on vient s’appuyer sur des applications prédéfinies infogérées pour effectuer certaines tâches, notamment en matière de gestion comptable ou commerciale, enfin le « Cloud hybride » … en attendant le prochain buzz !

 

 

 

Le marché concerné est immense, c’est donc sans surprise qu’on voit se positionner, non seulement les équipementiers classiques (IBM, HP…), mais de « nouveaux entrants » (Cisco …), des Opérateurs de Telecom ( COLT, Orange …), des SSII et d’autres fournisseurs de service, voire des acteurs métiers. Ce qui nourrit des repositionnements (l’offre Data Center de Cisco n’avait pas encore ses dents de lait que l’équipementier a dû annoncer une offre pour le nuage), de nouvelles alliances … et de nouvelles concurrences. Au passage, il en résultera progressivement de nouveaux défis pour les intégrateurs, puisque leurs clients pour le réseau, parfois en train de les solliciter aussi désormais pour leur data center, sont aussi ceux qui peuvent basculer une partie de leurs infrastructures vers le nuage ! leur faudra-t-il accepter de les perdre, leur faudra-t-il les suivre sur ce nouveau terrain très exigeant et très concurrentiel (Opérateurs) ? En sachant qu’un positionnement de simple revendeur de matériel ne tiendra pas la route.

 

Ce défi pour les intégrateurs était déjà en germe dans l’évolution vers une plus grande continuité entre les technologies de réseau, et celles d’administration de data centers basés sur des machines virtuelles. Il n’est pas étonnant, à cet égard, de voir que les principaux intégrateurs Réseau intervenant en France se soient désormais dotés de compétences d’intégration de solutions de stockage, soit par évolution interne d’équipes, soit par rachat d’entreprises spécialisées. Le pas à franchir demande toutefois beaucoup plus que de savoir proposer des architectures de stockage, il sera intéressant de suivre ces évolutions dans les deux-trois prochaines années, en terme de compétences et de capacités à apporter de véritables propositions de valeur.

 

 

 

A côté de ces évolutions industrielles, le nuage est aussi l’occasion de voir surgir des offres de niche (pour l’instant). Parmi les inconvénients du Cloud, en effet, figurent : sa sécurité discutable (notamment pour les données sensibles), l’absence dans la grande majorité des cas de garantie de qualité de service (un commercial qui utilise un applicatif de gestion de clientèle en ligne attendra-t-il longtemps ses données ? un comptable, de même ?), sans oublier la difficulté à récupérer une version à jour de ses données, utilisable de manière standard (pour garantir le droit à changer de fournisseur !). Des sociétés françaises ont des offres intéressantes dans ces domaines. D’autres proposent une technologie permettant de diminuer le coût énergétique des communications, notamment sur le segment d’accès.

 

 

 

Reste la question : le nuage est-il aussi pertinent que le buzz le dit ?

 

Qu’il puisse apporter des solutions d’agilité et de souplesse, très probablement. Des économies ? Soit, mais il est nécessaire de bien lire les contrats et de faire l’effort de projeter les coûts dans le temps.

 

Qu’il faille prendre des précautions, certainement : en matière de sécurité, de SLA et de garantie de service, de réversibilité …

 

A cet égard, le nuage va sérieusement modifier – ou plutôt contribuer à modifier – le métier de DSI : la gestion des contrats devient un élément fondamental, le choix des fournisseurs, la gestion des risques associés …

 

 

 

D’un point de vue plus général, le Cloud est-il un levier de la RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale de l’Entreprise) ? On peut penser qu’un spécialiste des data centers portant une offre d’infogérance globale (ce qu’est en définitive un Cloud Provider) saura, mieux que chaque client pris isolément, faire évoluer ses équipements pour minimiser sa facture d’énergie, et aura assez de volume pour créer des effets de levier bénéfiques. La contrepartie, une forme d’hypercentralisation de la puissance informatique, c’est un débat qui dépasse l’horizon technologique et même économique … et pourtant, même sous l’angle de la dépense énergétique, il faut faire attention : la concentration de la puissance de traitement tend à être en soi énergétivore, alors que laisser de la puissance de calcul répartie au plus près des utilisateurs l’est moins pour peu que certaines précautions soient prises. Un équilibre à trouver !

 

 

 

 

 

Le Green IT :

 

 

 

Encore un sujet empreint de buzz opportuniste, s’il en est !

 

Et pourtant, l’enjeu est réel et il est de taille. Les équipements informatiques (les data centers bien sûr, mais aussi les myriades de PC et de périphériques), ainsi que les équipements réseau, représentent désormais 5% de la consommation mondiale d’énergie. Ce phénomène est tiré par l’emballement des communications de données – au sens large - qui ne fait que s’affirmer : en 2010, le volume de données échangées et traitées au plan mondial a franchi allègrement le seuil du 1 Zetaoctets, soit mille milliards de milliards d’octets … Des cabinets de prospective annoncent que cette tendance devrait encore être multipliée par trente d’ici 2015 !

 

De plus, l’utilisation « intelligente » de l’informatique et des telecoms est aussi un puissant levier pour réduire notre empreinte carbone, en limitant les déplacements, en facilitant de nombreux processus à distance au plan administratif et commercial, voire demain en modifiant les processus de production matériels eux-mêmes pour diminuer les quantités de matière et parallèlement d’énergie, nécessaires à la création d’un objet en série.

 

 

 

J’ai lancé, avec des spécialistes issus du monde de la gestion de la production informatique et de la gouvernance des S.I., une offre de « Gouvernance des TIC durables ».

 

Cette offre a trois originalités :

 

-          Elle s’appuie sur une méthodologie très forte et très complète, cohérente avec les efforts de normalisation en cours (ISO 26000 notamment), avec les outils de calcul disponibles sur le marché (je pense en particulier à ceux de l’ADEME, mais aussi à d’autres qui permettent de dresser des tableaux de bord synthétiques), enfin avec une vision « large » du Green qui a vocation, au-delà de la consommation des équipements, à embrasser les processus de travail et d’interaction avec les clients, fournisseurs et partenaires ;

 

-          Elle n’ignore pas, mais au contraire prend en compte les différents niveaux de maturité des entreprises en la matière. Rares sont en effet les DSI qui, aujourd’hui, n’ont pas entamé des démarches visant à  réduire l’empreinte énergétique de leur S.I., ne serait-ce que pour des raisons budgétaires – ne les ignorons pas ! Mais plus rares encore sont celles qui se sont engagées dans une démarche de mesure régulière des gains, de pilotage, d’inscription de ce dernier dans la gouvernance générale du SI ;

 

-          Il s’agit donc d’une offre modulaire, à points d’entrée multiples. Elle entraîne pour le client des bénéfices immédiats, elle peut donc satisfaire une entreprise simplement désireuse de valider l’impact de ses décisions « Green » en termes quantitatifs, de même qu’une autre souhaitant mettre en œuvre progressivement un plan complet et le suivre.

 

 

 

L’idée est donc de livrer rapidement des résultats exploitables (pas de mission qui traîne en longueur), tout en inscrivant la démarche dans un ensemble cohérent permettant, si le client le souhaite, de s’inscrire dans la durée et de mettre en place un véritable pilotage global.

 

 

 

Il s’agit d’une offre de conseil, qui inclura des recommandations (telles que la modernisation des architectures, aménagements et équipements de data centers par exemple), qui peut comprendre des missions de suivi de mise en œuvre et de bilan périodique, mais n’a pas vocation à s’étendre au déploiement de solutions proprement dit. Autant dire qu’elle peut largement contribuer au développement d’un écosystème vertueux.

 

Plus sur ce dernier point dans quelque temps !

 

 

 

La sécurité informatique :

 

 

 

Ce domaine d’activité a poursuivi sa progression globale en 2010, avec une augmentation globale en valeur de plus de 10%.

 

Ce qui n’est pas étonnant, si l’on mesure d’un autre côté l’ampleur des crises et l’efficacité des attaques – dont témoignent entre autres, les récentes mésaventures de SONY, de CityGroup, du FMI ( !), de RSA… Ces exemples illustrent d’ailleurs l’évolution de la criminalité informatique vers le vol de données personnelles utilisables et la capture d’informations sensibles (on est loin du gentil hacker) et l’impact financier de ces fraudes qui promet d’être très important. Les enjeux changent de dimension.

 

 

 

Dans le même temps, les évolutions acteur par acteur ont été en fait très dispersées, aux progrès spectaculaires de certains répondent des érosions non moins importantes. La consolidation industrielle du secteur, un moment freinée par la crise, a repris : en témoigne l’acquisition de l’allemand Astaro par le Britannique Sophos. Outre la logique propre d’un secteur d’activité où la R&D consomme une part importante des chiffres d’affaires, le marché semble s’orienter vers des solutions « tout en un », mettant en ligne la protection des serveurs et des applications, celle des postes de travail, la lutte anti-virale ou anti-spam, le contrôle des données … ce qui implique, au passage, de fournir des outils d’administration encore plus efficaces et simples aux utilisateurs.

 

 

 

Le leader français, Netasq, est en cohérence avec cette tendance générale. Tout en consolidant sa position sur son marché d’origine, et en s’implantant dans plusieurs pays significatifs d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie, il a su autour du socle que constitue son moteur d’analyse comportemental (qui lui assure un niveau de protection bien plus efficace que les systèmes fondés sur des signatures caractéristiques d’attaques répertoriées) ajouter de nouvelles fonctions clés : une administration fluide et facile de la sécurité, la compatibilité IPv6, la protection contre les attaques applicatives, la virtualisation (qui va permettre d’élargir le périmètre de protection pour les clients du Cloud). Rien d’étonnant à ce que Netasq, par ailleurs titulaire des plus hauts niveaux de certification Européens, soit aussi désormais un fournisseur reconnu de plusieurs centres nerveux de la Défense occidentale.

 

 

 

Services liés au très haut débit :

 

 

 

Voici plusieurs articles que j’écris sur le thème : le développement des services et des usages va progressivement relayer les débats concentrés sur les infrastructures. Certes, il reste encore du chemin à faire, mais de nombreuses initiatives montrent que la perspective d’une économie tirée par les usages du haut débit s’impose peu à peu.

 

C’est en effet une réponse à plusieurs défis contemporains : celui de la raréfaction et de la cherté de l’énergie, qui va contraindre  à réduire les déplacements physiques et générer une demande de télétravail régulier dans des conditions efficaces. Celui de la santé dans une population vieillissante et dont la proximité avec des équipes médicales tend souvent à diminuer. Celui de la formation tout au long de la vie…

 

 

 

Je développerai plus avant ce thème bientôt dans ce même Blog.

 

Je voudrais néanmoins d’ores et déjà citer plusieurs initiatives qui illustrent cette évolution positive : le projet NEPTUNE sur le plateau de Saclay, qui vise à tester des applications du très haut débit mobile (technologie LTE), les travaux sur l’auto-configuration des réseaux (réaffectation de la bande passante, des priorités, et j’ajouterais : de l’énergie consommée, en fonction des utilisations effectives à tel moment), les actions de l’ACCID qui visent à promouvoir des technologies d’information et de communication visant à favoriser le développement durable …

 

Ainsi, avec la montée de la question des usages, pourra-t-on sortir des débats un peu abscons sur les coûts (30 milliards ? 40 milliards ? quelles zones grises ?) et sur la technologie (qui masque les enjeux entre concurrents sur les modalités de mise en commun des plus importants coûts d’infrastructure), et redonner la parole aux acteurs : utilisateurs et aménageurs innovants.

 

On en reparle bientôt !

 

 

 

 

 

Avant de clore cet article, je vous signale une prise de position intéressante (diffusée sur La Tribune.fr, et signalée en particulier par le site de l’association X-Mines Consult) du sociologue François Dupuy sur le fonctionnement des entreprises et au-delà sur l’érosion de la valeur-travail : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/20110401trib000612048/les-entreprises-ne-savent-plus-ce-qu-elles-font.html     François Dupuy suit depuis longtemps les phénomènes de « changement » dans les entreprises et organisations. Je n’ai pas suivi assidument ses travaux. Mais l’analyse citée mérite de s’y arrêter !

 

 

 

06.04.2011

A quoi sert le conseil stratégique pour favoriser l'innovation ?

6 avril 2011

 

Aider les sociétés du monde Hi Tech à construire leur stratégie, définir les plans qui permettent de l’exécuter ou d’en améliorer les résultats et la lisibilité, au besoin contribuer à leur mise en oeuvre.

 

 

Voici presque cinq ans, après avoir redressé TELINDUS puis absorbé son excellent concurrent ARCHE Communications, tout cela aboutissant à créer un leader français de l’intégration de réseaux, j’ai fait le choix de me consacrer à une nouvelle activité, dont le maître mot est l’innovation.

 

Passer en quelques semaines de l’animation d’une équipe – sans laquelle le parcours de Telindus n’aurait pas été ce qu’il a été – à l’aventure du Conseil, n’est pas chose aisée. Heureusement, j’ai pu m’appuyer sur un réseau tissé dans le monde High Tech, dont la confiance ne s’est jamais démentie.

 

Près de cinq ans … Un fil rouge, l’innovation. Déclinée selon plusieurs axes :

-          L’expertise de nouveaux projets d’activité ;

-          L’aide au développement de projets et d’entreprises innovants ;

-          Et à l’évolution stratégique d’acteurs établis mais encore insuffisamment performants dans les domaines TIC ;

-          Enfin, bien sûr, une veille régulière sur quelques domaines : la sécurité informatique, les usages du très haut débit, les TIC « verts » et le recours aux TIC pour assurer un développement soutenable, la communication M2M et ses applications notamment en matière de santé …

 

Cette activité a été porteuse de bien des leçons. Mais l’essentielle est une idée simple : si l’innovation prend sa source dans de nouvelles technologies, elle ne vaut finalement que par ce qu’elle rend possible comme nouveaux usages ou, pour les entreprises, comme nouveau modèle d’activité – avec ses conséquences exigeantes sur les métiers, les compétences …

 

Idée simple, sans doute, mais il n’est pas de parcours sans obstacles ! Evoquons-en quelques-uns :

-          La construction de partenariats : une évidence, n’est-ce pas ?

-          Croissance externe : évolution métier, ou clonage ?

-          Un consultant en développement, ça amène un carnet d’adresses, ou ça améliore le modèle d’activité ?

-          Le financement des petites entreprises innovantes reste mal assuré

 

La construction de partenariats :

 

L’idée de départ est toute bête : une jeune entreprise porteuse d’un nouveau produit ou service, doit gérer sa trésorerie au plus près. Or la commercialisation directe coûte cher. Passer par des accords de partenariat permet de transformer les coûts fixes de vente en frais variables (le partage de marge avec les partenaires).

Encore faut-il que le dirigeant fondateur, souvent lui-même obnubilé à juste titre par l’urgence des premières ventes, accepte de « perdre un peu de contrôle » pour créer un effet de levier. Encore faut-il aussi trouver les bons partenaires… ce qui n’est pas qu’un problème « objectif » : telle société bien implantée sur le marché visé peut hésiter à s’engager dans la vente d’un produit nouveau qui va en quelque sorte déstabiliser sa force de vente, ou bien le mode de rémunération de ses propres commerciaux n’incite-t-il ceux-ci pas à rester concentrés sur le très court terme et les « ventes faciles » en mettant à l’écart les nouveaux produits ?

 

Le rôle du consultant est à la fois de convaincre, d’identifier les bons canaux, mais aussi d’assurer le « service après-vente » en suivant les partenaires qu’il a préconisés.

 

Croissance externe : évolution métier, ou clonage ?

 

J’ai eu l’occasion de mener plusieurs missions de croissance externe pour des entreprises déjà bien établies. En règle générale, leur objectif est de croître pour peser plus sur le marché, ou bien de faire vivre un axe de développement identifié comme stratégique et pour lequel l’activité propre de l’entreprise est faible et peu crédible.

En réalité,  les questions que soulève une telle approche sont multiples et doivent être traitées en amont si l’on veut jouer un rôle positif. Les services High Tech ne sont pas comme l’extraction minière : on ne pèse pas sur le marché par sa seule taille, mais plutôt par ses compétences. Acquérir une entreprise peut être un moyen de les renforcer, mais ce n’est ni toujours le cas, ni toujours la voie la moins coûteuse pour y arriver. En sens inverse, s’il s’agit par exemple de croître à l’international, c’est souvent une voie plus rapide et plus efficace … à condition d’être prêt à faire évoluer l’organisation du nouvel ensemble et de donner les responsabilités à ceux qui sont les mieux à même de les exercer.

Par ailleurs, la croissance externe est souvent perçue au départ comme une recherche de clone. L’entreprise fait tel métier, elle cherche un de ses pairs… Or le marché qu’adresse l’entreprise évolue, ou va évoluer. Il est souvent plus porteur d’acquérir une société active sur un segment d’activité connexe et appelé à connaître une plus forte croissance et à générer plus d’intérêt de la part des clients.

L’évolution des Intégrateurs Réseau pourrait ici servir d’exemple.

 

Le rôle du consultant est ici passionnant. Il s’agit en effet de raisonner sur les métiers de l’entreprise qui cherche à se développer, métiers existants mais aussi métiers sans doute accessibles, d’examiner les pistes alternatives, de discerner les bases de rapprochement et les cohérences latentes, mais aussi les obstacles. Il faut aussi, bien sûr, quelques bons contacts et se tenir bien informé des évolutions des marchés. En ce qui concerne l’ingénierie financière d’une opération (valorisation, montage …), je préfère m’appuyer sur des spécialistes. Il me semble même que dissocier la partie Stratégie et la partie Financement apporte plus de garantie de succès au vendeur comme à l’acheteur.

 

On pourrait ajouter à cette thématique celle du montage de projets complexes, avec la part d’innovation qu’ils impliquent. J’en reparlerai.

 

Développement d’affaire : le carnet d’adresses, ou la stratégie ?

 

J’ai aidé de nombreuses entreprises à accélérer leur développement. Cela commence bien sûr par une discussion avec le dirigeant, je lui demande ce qu’il offre au marché que ses concurrents n’offrent pas ou moins bien, comment il approche ses clients et ce que ceux-ci disent. Mais, sans surprise, ce qui intéresse ce dirigeant, c’est … mon carnet d’adresses.
Or, s’il est bien entendu que le lobbying et l’ouverture de portes font partie d’une mission d’aide au développement, ce n’est qu’un aspect ! L’analyse des difficultés rencontrées comme des succès, l’interprétation de ce que ces difficultés et succès disent du marché et du positionnement de l’entreprise, le retour sur le mode de vente et  sur les différenciateurs de l’entreprise, ont à mon sens autant d’importance voire plus.

Un dirigeant de jeune entreprise innovante n’a en effet guère de temps à y consacrer. Il a adopté un modèle d’activité et cherche à le pousser au maximum. De mon côté, la compétence que je peux lui apporter, c’est de valider ou au contraire de suggérer de modifier ce modèle.

Sachant que, in fine, c’est le dirigeant de l’entreprise qui décide.

 

Le financement des entreprises innovantes :

 

 Une partie des sociétés auprès desquelles j’interviens a atteint le niveau du financement par les Fonds d’Investissement. Une autre en est à l’amorçage.

Dans les deux cas, force est de constater que, bien souvent, les mécanismes disponibles sont insuffisants ou peu efficaces.

Pour les entreprises en phase initiale de développement, l’argent fait assez cruellement défaut. Nous sommes à cet égard loin derrière les USA, toute proportion gardée.

Pour celles qui ont déjà fait une 1ère percée, le système des Fonds, basés sur des mécanismes tels que les FCPI, draine beaucoup plus d’argent. Pourtant, beaucoup d’effets pervers jouent, et la France génère peu de « champions » industriels, ce n’est pourtant pas faute de talents et de créateurs.

Il est clair que c’est un chantier clé, à un moment où l’on va beaucoup entendre parler de réforme fiscale …

 

Nous en reparlerons bientôt sans doute :

 

-          De sécurité informatique, notamment en raison de la montée en puissance de l’informatique en nuage. D’ores et déjà, je signale à mes lecteurs la tribune libre de dirigeants de NETASQ parue dans   le Journal du Net http://www.journaldunet.com/solutions/expert/49747/cloud---il-ne-faut-plus-considerer-la-securite-comme-une-problematique-a-part.shtml   , dont j’extrais les 3 recommandations suivantes :

« Nous suggérons donc trois mesures pour améliorer la sécurité du Cloud :

-          1/ Repenser la sécurité périmétrique pour tenir compte de l'architecture en place dans l'entreprise et chez ses prestataires éventuels,

-          2/ Concentrer les efforts de sécurité sur des périmètres réduits, au plus près des équipements hébergeant les applications les plus stratégiques et stockant les données les plus sensibles pour l'entreprise et ses clients,

-          3/ Associer une appliance de sécurité virtualisée aux applications stratégiques, les données sensibles de l'entreprise restant ainsi protégées, où que soient les plate-formes physiques les supportant. »

 

-          D’applications du très haut débit ;

 

-          De e Santé ;

 

-          De Green IT : pas seulement de l’approche des économies d’énergie dans les infrastructures informatiques, mais aussi de la « gouvernance verte » du portefeuille d’activités informatiques de l’entreprise, et de l’utilisation des TIC comme alternative à des méthodes de travail consommatrices d’énergie.